Règlement intérieur

 

 

Introduction

 

Les statuts ont essentiellement pour but de régler la structure juridique et l'administration matérielle de l'association. Le règlement intérieur existe, quant à lui, pour clarifier le fonctionnement de la vie de l’Église, autrement dit : c’est l’application pratique des statuts de l’association. 

Dans le rapport d’octobre 2010 du ministère de l’intérieur, le rapporteur écrivait que pour les communautés évangéliques, il pourrait être important d'élaborer un « règlement interne » commun afin de lever toute ambiguïté, voire contestations sur certaines pratiques ou décisions d'ordre purement spirituel en s'inspirant, par exemple, des « disciplines protestantes ». À ce jour, la majorité d'entre elles disposent d'une simple « confession de foi » beaucoup trop limitée. (…) La rédaction de ces normes religieuses pourrait devenir l'un des chantiers d'un organisme représentatif des évangéliques en France tel le CNEF. Cela permettrait ainsi au mouvement évangélique d'être plus lisible à l'extérieur. 

 

En attendant le positionnement du CNEF sur un règlement intérieur commun, il nous semble important, dans le cadre de notre Église locale, de bien préciser notre fonctionnement pour que tout membre puisse s’y référer mais aussi pour qu’une personne qui souhaite être membre puisse comprendre notre fonctionnement. 

 

Évidemment, tout ne peut être consigné par écrit, parce que l’Église est composée de personnes et qu’elle est amenée à évoluer avec celles et ceux qui la composent. 

 

1. Organisation de l’Église

 

En janvier 2011, une enquête a été réalisée dans l’Église. À cette occasion, plusieurs ont répondu (presque la moitié des consultés) que le point faible de l’Église était son organisation. Le 3 avril 2011, lors d’une réunion de membres, l’organisation suivante a été adoptée à la grande majorité des voix. 

 

1.1. Responsabilité spirituelle de l’Église

Dans la Bible, il n’y a pas d’organisation particulière de l’Église locale, mais il est question d’anciens, d’évêques ou d’épiscopes qui ont une mission : prendre soin de l’Église à l’image du berger qui prend soin du troupeau (Actes 20 v 28). Dans notre Église, ce rôle est confié à un ensemble de personnes que l’on appelle les Anciens. Un de leur rôle est de veiller à ce que l’Église ne s’écarte pas de la Bible et reste fidèle à Jésus-Christ (1 Timothée 4 v 16). Il s’agit pour ces personnes de veiller sur la santé spirituelle de chaque membre, dans le respect de la liberté individuelle. Et de s’examiner elles-mêmes.

 

1.2. Direction collégiale de l’Église

Pour gérer la vie de l’Église (qu’on appelle aussi la direction de l’Église), plusieurs possibilités existent. Un des principes bibliques pour la direction de l’Église est celui de collégialité des responsables (Actes 11 v 30, 15 v 6). Si certaines Églises préfèrent un fonctionnement hiérarchique avec un responsable et des aides, notre Église a choisi de garder une direction collégiale avec plusieurs responsables qui se rencontrent et gèrent ensemble les différents aspects de la vie de l’Église. Nous l’appelons conseil d’Église. Il est composé de responsables pastoraux, appelés Anciens, plus particulièrement chargés de l’enseignement et de la direction spirituelle, et de responsables diaconaux, appelés diacres, plus particulièrement chargés de veiller au bon fonctionnement de l'association et de son administration. 

Nous sommes convaincus que tout membre a un rôle important à jouer dans la vie de l’Église. Le chapitre de 1 Corinthiens 12 explique bien que tout membre de l’Église est essentiel. 

Pour que les uns et les autres puissent s’investir de façon à ce que la vie de l’Église avance, nous croyons qu’il est bon que l’Église choisisse en elle-même des personnes qui vont prier, réfléchir, et diriger l’Église au nom de tous, c’est ainsi que l’apôtre Paul organisait les Églises qu’il avait fondées (Tite 1 v 5). Ces hommes et ces femmes doivent répondre aux caractéristiques bibliques (pour les anciens : Tite 1 v 6-9, 1 Timothée 3 v 2-7 et pour les diacres et diaconesses : 1 Timothée 3 v 8-13, Actes 6 v 3 ). Ils sont des modèles de foi pour orienter l’Église. Les modalités du choix et de la nomination de ces responsables d’Églises sont détaillées dans les points suivants. 

 

1.3. Conseil d’Église

Il se réunit une fois par mois et regroupe diacres et Anciens. Dans la Bible, les Anciens ne s’occupaient pas de tout et n’avaient pas les mêmes fonctions : chacun se spécialisait dans le domaine auquel ses dons le destinaient : prédication et enseignement, relation d’aide, gouvernement, évangélisation... Dans notre Église, voici le fonctionnement que nous avons décidé lors de l’assemblée générale du 3 avril 2011 :

 

 

Notre Église est composée de : 

• différentes personnes qui fréquentent différentes activités : cultes, études bibliques, permanences, école du dimanche, club d’enfants, groupe de dames etc.

• Notre Église a aussi différents aspects à gérer comme les finances, les bâtiments, l’économat.

• Enfin notre Église a des relations et organise des événements…

Cet ensemble forme l’Église et sa vie au quotidien à travers deux associations : une association cultuelle de loi 1905, l’association la Bonne Nouvelle de la Roche-sur-Yon, et une association culturelle de loi 1901 Entraide Chrétienne de l’Atlantique. Le schéma suivant représente l’Église aujourd’hui. Les différentes composantes de la vie de l’Église ont été regroupées dans ce qu’on appelle des pôles pour faciliter la bonne gestion de l’ensemble. 

 

Il y a donc neuf pôles identifiés dans notre Église :

1. Évangélisation - mission

2. Communication

3. Bâtiment

4. Finances

5. Édification

6. Accompagnement

7. Relations extérieures

8. Vie de l’Église

9. Jeunesse

Chaque membre du conseil d’Église (diacre ou Ancien) prend la coordination d’un ou plusieurs de ces pôles ; ainsi lors des réunions du conseil d’Église (CE), tous les pôles sont représentés et offrent une vision d’ensemble de l’Église. 

Cette organisation empêche qu’un jour une personne contrôle toute l’Église. C’est donc un fonctionnement qui s’autorégule. La direction à plusieurs évite bien des dérapages et permet de garder une ligne claire. 

La Bible dit que la sagesse est dans le nombre de conseillers (Proverbes 11 v 14). Le fait d’être plusieurs permet de bien envisager la majorité des choses et d’anticiper les difficultés. 

Ainsi le CE dirige au nom de l’Église et gère les différents aspects de la vie de l’Église en s’appuyant sur les membres qui s’investissent dans les différents domaines. 

Les petites décisions (Faut-il accrocher des dessins de l’école du dimanche ? Qui prêche le 3 ou le 10 avril ? Faut-il visiter André lundi ou mardi ? etc.) sont gérées par chaque pôle sous la coordination d’un diacre ou d’un Ancien. 

Les décisions plus importantes sont prises par le CE tout entier : positionnement de l’Église par rapport à un partenaire, choix de la participation du pasteur aux vœux de la mairie, achat de mobilier, préparation d’une fête à Noël etc…. Le CE se réunit une fois par mois.

Les décisions majeures, comme le choix d’un plein temps ou le budget sont votées en assemblée générale ou en réunion de membres.

Le conseil d’Église se réserve le droit d’inviter toute personne dont l’expertise lui semble pertinente. 

 

2. Participer à la vie de l’Église 

 

2.1. Participer à une activité

Toutes les activités de l’Église sont ouvertes à toute personne membre ou non de l’Église. Il est entendu qu’à partir du moment où une personne participe à la vie de l’Église, elle respecte son fonctionnement. 

 

2.2. Devenir membre

Cette décision est importante car :

- elle aide ceux qui la font à clarifier leur engagement

- elle encourage un esprit de partage et de responsabilité

- elle officialise l'appartenance et l'engagement dans l'Église 

 

Les articles 5 et 6 des statuts précisent les modalités pour devenir membre de l’association de la Bonne Nouvelle. Ils sont repris intégralement ici. 

Pour être accepté en tant que membre, il faut :

- être majeur

- accepter les statuts, la confession de foi et le règlement intérieur de l’association et avoir signé la demande d’admission

- avoir été baptisé sur la base de sa profession de foi

- avoir fréquenté l’Église locale au moins six mois de façon régulière

- être admis par le conseil d’Église. 

 

2.3. Réunions de membres et assemblées générales 

Tout membre s’engage à participer aux réunions de membres et assemblées générales de l’Église dans la mesure du possible. Les modalités des assemblées générales sont définies dans les statuts aux articles 17 à 20. Les réunions de membres, qui ont lieu une fois par trimestre, sont des temps de discussions entre membres durant lesquelles les grandes décisions sont prises par l’Église. La présence du plus grand nombre de membres est donc importante. 

 

Lors de ces réunions, le conseil d’Église présentera le compte rendu de ce qui a été fait, parlera des projets à venir et les soumettra à l’ensemble des membres. En effet, si la Bible demande aux membres d’avoir du respect pour les dirigeants de l’Église (1 Thessaloniciens 5 v 12), il est important que les membres aient un droit de regard et de contrôle sur ce qui se fait en leur nom. 

C’est dans le cadre des réunions de membres que sont élus les diacres et les Anciens (voir 2.5 et 2.6). Ils forment le conseil d’Église. C’est de ce conseil d’Église que seront élus les membres des conseils d’administration de la BN et de l’ECA lors des assemblées générales. Les membres peuvent soumettre des réflexions ou des idées à un diacre ou un Ancien, ou au sein d’un pôle. Enfin, tout membre qui correspond aux critères définis peut être proposé pour être diacre ou ancien. Les modalités sont précisées dans le 2.5 et 2.6. 

 

2.4. Responsable d’une activité dans l’Église

Toute personne qui veut s’engager comme responsable d’une activité de l’Église doit être membre. La personne signale son désir d’animer une activité à un membre du conseil d’Église. Lors du conseil d’Église suivant, le conseil statue sur l’intérêt de l’activité proposée et la possibilité ou non pour cette personne d’animer une activité de l’Église. Lors de la réunion de membres suivante, l’Église est informée de la nouvelle activité et du nouvel engagement du membre si sa candidature a été acceptée par le conseil d’Église. Quelle que soit l’activité réalisée au nom de l’Église, le conseil d’ Église a un droit de regard et de véto sur cette activité. 

 

2.5. Devenir diacre

• Un membre de l’Église ou la personne elle-même peut proposer ses services, mais en règle générale, c’est le conseil d’Église qui réfléchit à la possibilité qu’une personne se joigne au conseil d’Église en tant que diacre. 

• Le conseil d’Église peut consulter l’assemblée pour qu’elle propose des noms de futurs diacres.

• Une fois que la personne est proposée, le conseil d’Église se prononce sur cette candidature. La base de la réflexion est centrée autour des passages bibliques concernant les diacres, puisque ceux-ci doivent avoir les qualifications énoncées en 1 Timothée 3 v 8-13 et Actes 6.3.

• Les Anciens peuvent refuser un diacre proposé par l’Église sans avoir à en donner la raison. En effet, les Anciens peuvent être informés de problèmes qu'il serait malsain d'étaler en public. 

• La proposition à l’éventuel candidat se fait après un délai d’au moins un mois de réflexion et de prière au sein du conseil d’Église une fois que la personne a été évoquée lors d’un conseil. 

• La proposition est alors faite à la personne concernée. Si la personne a envie de s’impliquer en tant que diacre, elle est invitée à participer au CE pour une durée d’un an. Elle sera présentée à l’Église en tant que participant au conseil dans le cadre d’une réunion de membres, et plus généralement lors de l’assemblée générale. 

• En la fin de cette année de participation en tant que diacre invité, le conseil d’Église vote la possibilité de présenter ou non le futur diacre au vote de l’assemblée. Il doit être élu par 2/3 des membres du CE pour pouvoir être présenté. 

• Lors de l’assemblée générale ou d’une réunion de membres qui suit cette validation, le candidat donne son témoignage de conversion et ses motivations. L’Église est ensuite invitée à voter au moyen de bulletins secrets par oui ou par non. Le quorum est fixé à la moitié des membres inscrits et la majorité aux 2/3 des membres présents ou représentés. Il sera élu pour six ans. 

• Une fois élu, le diacre sera consacré à Dieu par l’imposition des mains du collège des Anciens conformément à Actes 6 v 6

L’organisation interne du conseil d’Église dans le fonctionnement en pôle est à la discrétion du CE. Toutefois, si un membre de l’Église n’est pas d’accord avec la nomination d’un diacre dans un pôle pour différentes raisons, il lui est possible de l’exprimer à un membre du CE qui en fera l’écho lors du CE suivant. Ce fonctionnement permet d’élire les diacres en fonction des critères bibliques et pas pour une technique.

 

2.5b. Renouvellement du mandat d’un diacre

Un diacre est élu pour une période de six ans. Trois mois avant la fin de son mandat, lors d’une réunion de membres, le diacre annonce son envie de reprendre un mandat ou non. 

Sa candidature est alors soumise au vote de l’Église lors d’une réunion de membres ou d’une assemblée générale. 

Le quorum est fixé à la moitié des membres inscrits et la majorité aux 2/3 des membres présents ou représentés. 

Mais au bout de deux mandats, le diacre devra nécessairement prendre une année sabbatique, durant laquelle il ne fera pas partie du CE. Durant ce temps, il continuera à servir l’Église et pourra être consulté, mais sans porter la responsabilité d’un membre du  conseil. 

 

2.5c. Démission d’un diacre

Un diacre a la possibilité de démissionner à chaque date anniversaire, en ayant pris soin de donner préavis de deux mois au conseil d’Église. 

 

2.5d. Exclusion d’un diacre

En cas de problème grave, le conseil d’Église peut décider de l’exclusion de l’un de ses membres à l’unanimité des autres membres du conseil. 

 

2.6a. Devenir un Ancien

Pour qu'un homme devienne un Ancien, il faut d’abord qu’il le veuille (1 Timothée 3 v 1). Il se peut aussi que ce soit les Anciens qui suggèrent le nom d’une personne pour remplir le ministère d’Ancien de l’Église. 

 

Dans les deux cas, la demande est alors faite aux Anciens déjà nommés, qui prendront le temps de la réflexion et de la prière pour cette demande. La base de la réflexion est centrée sur les passages de 1 Timothée 3 v 1-7 et Tite 1 v 5-9. 

 

Les Anciens doivent alors éprouver les motivations, vérifier la présence des qualifications requises et mettre l’individu à l'épreuve. Une formation biblique est nécessaire et les Anciens peuvent demander au candidat de rédiger un texte d’explication de la confession de foi de l’Église ou sur des positionnements, sur des thèmes bibliques qui leur paraissent important de clarifier. Ils peuvent demander au candidat de suivre une formation biblique, proposer un tutorat. Ils ont toute latitude pour refuser ou ajourner l'acceptation du candidat.  Les Anciens doivent approuver le candidat à l’unanimité. 

 

Ensuite, sa candidature est présentée au conseil d’Église. Lors de cette réunion, le candidat donnera son témoignage et parlera de ses aspirations pour être Ancien. Le conseil d’Église peut alors poser au candidat toutes les questions qu’il lui semble bon de poser. Lors de la réunion du conseil d’Église suivante, en l’absence du candidat, le conseil d’Église votera pour valider la candidature officielle du candidat à l’unanimité. 

 

Ensuite, le candidat sera présenté à l’Église. Il y donnera son témoignage de conversion et parlera de ses motivations. 

Lors de la réunion de membres suivante, l’Église votera alors à bulletin secret. Le quorum est fixé au 2/3 des membres inscrits et la majorité aux 2/3 des membres présents ou représentés. Il sera élu pour une période de six ans. 

 

L’Ancien reconnu par l’Église sera consacré au ministère d’Ancien lors d’un culte spécial, par l’imposition des mains du collège des Anciens conformément à Actes 6 v 6, Actes 13 v 3, 1 Timothée 4 v 14 et 1 Timothée 5 v 22.

En l’absence d’Anciens dans l’Église, c’est la Commission de Service et de Référence de l’union des CAEF qui proposera des candidatures au conseil d’Église. 

Il sera ensuite procédé à un vote de confiance tous les six ans pour le maintien au poste d’Ancien.

Mais au bout de deux mandats, l’Ancien devra nécessairement prendre une année sabbatique, durant laquelle il ne fera pas partie du CE. Durant ce temps, il continuera à servir l’Église et pourra être consulté, mais sans porter la responsabilité d’un membre du conseil. Cette recommandation ne s’applique pas pour l’Ancien à plein temps. 

 

2.6b. Démission d’un ancien

Un Ancien a la possibilité de démissionner à chaque date anniversaire, en ayant pris soin de donner un préavis de deux mois au reste du conseil d’Église. 

 

2.6c. Exclusion d’un Ancien

En cas de problème grave, le conseil d’Église peut décider de l’exclusion de l’un de ses membres à l’unanimité des autres membres du conseil. 

 

2.7. Plein temps de l’Église

Depuis le début de l’histoire de l’Église, certains anciens étaient rétribués pour leur ministère d’enseignement qu’ils accomplissaient sans doute à mi-temps ou à plein-temps (Galates 6 v 6, 1 Corinthiens 9 v 14, 1 Tite 5 v 17-18 où honneur doit plutôt se traduire par honoraire, vu le contexte et le parallèle de 1 Corinthiens 9 v 9).

 

Le salarié, souvent appelé pasteur, est un Ancien parmi les autres, qui n’a pas d’autorité supérieure. C’est un Ancien dont l’Église a reconnu les dons spirituels (ou compétences) de berger. À ce titre, il coordonne (avec les autres membres du conseil d’Église) la vie de l’Église, veille à l’application des décisions du conseil d’Église, enseigne et conseille ceux qui souhaitent bénéficier de son ministère, et encourage l’Église dans sa vision et son obéissance à Dieu. Son cahier des charges est proposé par le conseil d’Église et validé en réunion de membres. 

 

Son ministère est soumis aux autres Anciens. En tant que salarié, il est membre de fait et peut donc participer à toutes les activités de l’Église ainsi qu’à toutes les réunions (mais sans droit de vote pour les décisions concernant sa nomination et le renouvellement de son mandat). 

 

3. Vie d’Église

 

L’Église de la Bonne Nouvelle de la Roche-sur-Yon fait partie des CAEF, Communautés et Assemblées Évangéliques de France. 

Elle est une Église de professants avec une direction collégiale. Elle est aussi membre du réseau FEF (Réseau Fraternel Évangélique de France) et du CNEF (Conseil National des Évangéliques de France). 

 

 

3.1. Cultes

Les cultes sont organisés en trois grands temps, pas nécessairement dans l’ordre suivant : 

• Le temps d’adoration, où les personnes peuvent louer Dieu en chantant et priant. Le président de culte prépare et anime ce temps d’adoration qui conduit au temps de la Sainte Cène. 

• La Sainte Cène est le moment où le chrétien se rappelle ce que Christ a fait pour lui (1 Corinthiens 11 v 23-29). 

• Le temps du message, appelé aussi prédication, où une personne choisit un texte biblique et le commente en donnant des encouragements pratiques pour les chrétiens. 

 

On trouvera aussi dans les cultes, un temps d’offrande, un temps d’annonces, un temps de bénédiction finale et selon les présidents de culte, des variantes dans la façon de vivre toutes ces parties. 

 

 

3.1.1. Le temps d’adoration. 

Si le président de culte est celui qui anime la plus grande partie de ce temps, les membres peuvent être sollicités pour proposer un chant, prier spontanément, lire un passage de la Bible ou apporter un témoignage. 

 

Les présidents de culte sont proposés par les Anciens et leur candidature est validée par le conseil d’Église. 

 

L’exercice du parler en langues est possible mais dans le cadre de 1 Corinthiens 14 v 27-33. Il faut donc qu’une personne distincte interprète ce qui a été dit ; cette interprétation sera soumise au discernement de l’Église. En l’absence d’interprétation, nous recommandons à ceux qui veulent pratiquer ce don de le faire pour eux-mêmes à voix basse. 

 

3.1.2. Participation à la Sainte Cène

Tous les chrétiens, qu’ils soient membres de l’Église, sympathisants ou de passage, sont invités participer à la Sainte Cène. Comme la Parole de Dieu nous l'enseigne, la cène est réservée à ceux qui savent qu’ils appartiennent au Corps de Christ, et sont donc nés de nouveau (1 Corinthiens 10 v 16-17 et 11 v 26), ayant mis leur foi en Jésus-Christ mort pour eux et ressuscité. 

Il est mentionné dans le verset biblique que chacun donc s'examine soi-même (1 Corinthiens  11 v 27-29), car celui qui mangera le pain et boira la coupe du Seigneur indignement sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. 

Par conséquent, les responsables peuvent demander à une personne de ne pas prendre la cène si elle trouble l’ordre dans le culte (comme ce fut le cas chez les Corinthiens), mais d'une manière générale, chacun est placé devant sa responsabilité vis-à-vis de Dieu. Nous n’imposons donc pas d’être baptisé pour pouvoir participer à la Sainte Cène, mais nous le recommandons fortement pour les personnes qui fréquentent régulièrement notre Église. 

 

3.1.3. Prédication

Les prédicateurs sont choisis par les Anciens, qui mettent en place le planning trimestriel des prédications. Ces derniers ont la responsabilité de veiller à ce que les enseignants soient qualifiés et restent fidèles à la parole de Dieu. 

 

3.2. Présentation d’enfants

La Bible ne contient aucun baptême de nourrisson. Il est au contraire question de baptême par choix, à la suite de la conversion, le baptême témoignant de cette réalité spirituelle. Par contre, la Bible parle d’un temps de présentation d’enfants à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament. Jésus lui-même fut présenté dans le temple huit jours après sa naissance. Comme pour Marie et Joseph (Luc 2 v 22-23), une présentation d'enfant a une grande valeur aujourd’hui encore pour des parents chrétiens. Elle n'est pas une formalité, mais une expression de reconnaissance. Ni l'eau d’un baptême d’enfants, ni la présentation ne changent la relation entre Dieu et l'enfant. Mais un jour, lorsqu'il aura l'âge de pouvoir choisir pour lui-même, il pourra répondre à l'appel du Seigneur. 

Lorsque nous présentons un enfant à Dieu, 

• Nous demandons à Dieu de faire pour cet enfant ce que Jésus a fait pour les enfants autrefois, à savoir leur manifester son amour et les bénir.

• Nous encourageons les parents dans leur rôle d’éducateur, rappelant l'importance de la Parole de Dieu dans leur éducation.

• Nous demandons à l'assemblée de se joindre à la prière d'intercession en faveur de l'enfant et de ses parents et d'assumer son rôle de famille spirituelle en particulier par l'accueil, le conseil et l'exemple. 

 

 

3.3. Baptêmes

Le baptême est possible pour toute personne confessant Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur de sa vie, ayant expérimenté ce que la Bible appelle « la nouvelle naissance » (Actes 8 v 36-38). Une préparation au baptême est proposée par un Ancien pour tous ceux qui désirent en savoir davantage sur le baptême et sa signification. 

Le baptême ne dépend pas de l'âge, mais de l'authenticité de la conversion. Il nous semble que baptiser un enfant trop jeune peut poser quelques difficultés et que la demande de baptême d’un enfant doit être entourée de précautions particulières.

 

Il peut être difficile chez un enfant de faire la part entre ce qui est compris et ce qui est appris. Le baptême est avant tout une question de choix personnel et non pas de choix des parents (à la différence du baptême catholique traditionnel). Nous reconnaissons que certains enfants peuvent décider dès leur jeune âge de suivre Jésus-Christ et demander d’eux-mêmes le baptême. Cependant, dans le désir naturel d’un enfant de faire plaisir à ses parents réside aussi la possibilité qu’un enfant demande le baptême, consciemment ou inconsciemment, pour faire plaisir à ses parents plutôt qu’au Seigneur. 

 

À la lumière de ces considérations, il nous semble préférable que le baptême soit proposé à partir de 12 ans – l’âge de responsabilité dans la culture juive (cf. Luc 2 v 42). Ce choix est enfin conforté par les travaux des théoriciens du développement de l’enfant qui ont montré qu’avant une période située aux alentours de 12 ans, l’enfant n’a pas acquis une réflexion indépendante. 

 

Nous sommes conscients que certains enfants sont matures plus vite, d’autres plus tard et c’est pour cette raison que chaque demande sera examinée individuellement quel que soit l’âge du demandeur – enfant ou adulte. À chaque fois, une rencontre avec des Anciens sera donc prévue.

 

3.4. Mariage

L’Église ne possède pas le pouvoir légal de marier les couples. Selon la loi, cette responsabilité incombe aux autorités locales qui sont au service de Dieu. Ainsi, le mariage devant le maire constitue aussi un mariage devant Dieu.

Toutefois, si le couple  le souhaite, l’Église peut proposer une cérémonie religieuse dans le but d’invoquer la bénédiction de Dieu et de célébrer l’événement avec l’Église. Une telle cérémonie est réservée aux couples composés d’un homme et d’une femme (Genèse 2 v 24, Matthieu 19 v 5, Marc 10 v 7, Éphésiens 5 v 31).  

 

La cérémonie doit être voulue par les mariés (et non par les parents) et être porteuse d’un sens pour eux. Une série de trois rencontres minimum pour une préparation au mariage est fortement conseillée, mais elle peut se faire en dehors de l’Église (avec des responsables d’une autre Église protestante). Dans notre Église, elle est assurée par un des Anciens. 

 

La forme, le lieu et le contenu de la cérémonie seront préparés avec le couple. 

 

 

3.5. Funérailles

L’Église peut assumer un service funéraire, dans ses locaux ou à l’extérieur. 

Le service sera assumé par un des anciens de l’Église qui rencontrera la famille du défunt avant la cérémonie pour préparer l’événement avec la famille.  

La forme, le lieu et le contenu de la cérémonie seront préparés avec la famille. 

 

3.6. Utilisation des locaux dans le cadre de la vie d’ Église

Toute activité dans les locaux de La Bonne Nouvelle situés 10 rue Cáceres, sera sous la responsabilité d'un membre de l'association cultuelle avec l'accord du conseil de l'Église.

 

Les principes suivants seront observés dans les locaux :

• les responsables et toute personne fréquentant l’Église doivent avoir une tenue correcte

• l'utilisation du tabac, de stupéfiants, sont interdits, les boissons alcoolisées ne sont tolérées que dans certaines occasions, avec l'accord du conseil d’Église 

• après leur utilisation, les locaux seront remis en ordre 

• pour tout changement de la disposition du mobilier, les responsables seront consultés

• aucun animal n’est accepté au sein des salles destinées au culte et aux activités, sauf quelques exceptions comme les chiens de mal voyant 

• chaque membre inscrit ou sympathisant (sauf exception de santé) peut être sollicité pour participer au nettoyage des locaux 

• il est demandé un soin particulier dans l'utilisation des locaux, et notamment lors du déplacement des chaises dans la grande salle 

• après chaque activité, les responsables d'activité s'assureront de laisser le local propre, de ranger le mobilier, d’éteindre le chauffage, et de fermer correctement les locaux 

• il est de la responsabilité de chacun de prendre connaissance des consignes de sécurité affichées à l'entrée de chaque étage et de veiller tout particulièrement à laisser les portes d'évacuation dégagées 

 

4. Documents de l’Église

 

4.1. Confession de foi

La confession de foi est un texte qui explique notre compréhension de la Bible. Actuellement, la confession de foi qui est la nôtre est celle de l’ensemble des Églises du réseau FEF. 

 

Tout changement de notre confession de foi exige une procédure rigoureuse. Les Anciens doivent être unanimes sur le changement proposé. 

 

Une proposition écrite justifiant les raisons du changement, avec la description exacte des modifications proposées, devra être jointe à la convocation pour l’assemblée générale qui examinera la question.

 

Un courrier d'information sera envoyé aux Communautés et Assemblées Évangéliques de France (CAEF).  Pour valider le changement, le quorum devra atteindre les 2/3 des membres, et la majorité est fixée au 2/3 des voix exprimées. 

 

 

4.2. Les positions-référentiels, principes d’éthiques

Le conseil d’Anciens (avec l’accord du conseil d’Église) peut écrire des positions ou référentiels ou des principes d’éthiques qui expliquent leur compréhension de certains passages des Écritures et la manière de les appliquer concrètement (baptême des enfants, présidences des cultes, etc.). Ils sont toujours disponibles pour l’Église et sont révisables à tout moment. Ils offrent un cadre de référence pratique à la vie de l’Église.

 

4.3. Fiches de postes 

Une fiche de poste est établie pour chaque responsable d’activité, elle définit le cadre dans lequel est exercée la responsabilité de la personne.  

 

4.4. Mise à disposition des locaux

Les locaux peuvent être mis à disposition des membres de l’Église pour des activités privées. Un contrat de mise à disposition est disponible auprès du conseil d’Église. 

 

 

5. Principes éthiques

 

5.1. L’Église et l’évangélisation

Alors que certaines Églises évangéliques sont taxées de prosélytisme et de non-respect des croyances, nous affirmons les principes suivants : 

• L’évangélisation selon la Bible respecte le libre arbitre de chacun. 

• Elle s’inscrit dans une démarche d’amour et de souci du prochain - toute pression serait contraire à cet amour. 

• Nous refusons donc toute forme de manipulation, ce qui serait contraire à l’enseignement de la Bible. 

 

5.2. L’Église et les enfants

L’Église ne baptise pas les nouveau-nés, pour que le choix de la foi et du baptême se fasse d’une manière réfléchie. 

 

Par contre les enfants ont toute liberté de suivre, avec l’accord des parents, les écoles du dimanche et divers clubs bibliques pour mieux comprendre la Bible et se positionner en connaissance de cause. Les enfants seront inscrits en début d’année dans un groupe correspondant à leur âge. Les moniteurs leur seront présentés ainsi que le programme de l’année. 

 

L’évangélisation des enfants suit les mêmes critères que ceux précédemment cités ; les parents extérieurs à l’Église seront informés de la nature exacte des activités auxquelles leurs enfants sont invités.

© 2018 Eglise évangélique LA BONNE NOUVELLE La Roche sur Yon

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